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La rage

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Jeudi, 26 Juin 2008 12:51 Percherie

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Epidémiologie

Maladie virale, la transmission est salivaire au cours :

  • d'une morsure,
  • d'un léchage sur peau abîmée. Le virus ne traverse pas la peau saine.

Tout animal à sang chaud est susceptible de servir de réservoir:

  • chien responsable de la "rage des rues".
  • chat, singe, chauve-souris, bovins, chevaux, etc.

Manifestation clinique

La latence est importante avant le début des signes permettant la mise en route, dès la contagion, d'une vaccination curative efficace (Incubation de 20 à 90 jours).

La période d'incubation est le plus souvent de trois à douze semaines mais peut atteindre deux ans. Aucun cas de guérison spontanée une fois la maladie déclarée.

Chez l'animal, les symptômes dépendent de l'espèce concernée. Typiquement, on observe une ataxie généralisée, de l'hyperesthésie, des douleurs cervicales, une hypersalivation marquée et parfois des convulsions des muscles faciaux (en particuliers des masséters). Dans le cas des carnivores, un comportement anormalement agressif peut être observé mais n'est pas systématique. Dans ce cas l'animal cherche à mordre tout objet se situant à proximité de sa tête, et ne lâche pas prise après morsure. L'aboiement d'un chien enragé est spécifique, bitonal (on n'oublie pas un tel aboiement lorsque on l'a entendu...).

Chez l'homme des troubles des fonctions cérébrales supérieures, anxiété, confusion, agitation, jusqu'à atteindre le delirium, les troubles du comportement, les hallucinations et les insomnies. La production de grande quantité de salive et de larmes avec difficulté de déglutition sont typiques des phases avancées. Spécifiquement chez l'homme se développe également en fin d'évolution une hydrophobie : la vue de liquide provoque une peur non raisonnable, alors que le contact entraîne des sensations de brûlures insoutenables.

La mort, inévitable, survient de deux à dix jours après les premiers symptômes.

Extension géographique

Répartition géographique du risque de contamination de la rage

Légende :
zones de forte endémie
zones de faible endémie
zones d'abscence d'endémie
abscences de données

Pays traversés où le risque est élevé :

Prévention et vaccination

Tout animal est suspect y compris les animaux domestiques donc éviter tout contact avec des animaux inconnus. Ne pas oublier de vacciner ses animaux domestiques et d'avoir un carnet de vaccinations à jour.

Vaccination préventive

Trois injections à J+0, J+7, J+21 ou J+28. Rappel à 1 an puis tous les 5 ans. A privilégier en cas de départ à risque ou prolongé.

  • Réactions locales et bénignes : douleur, érythème, oedème, prurit, induration locale.
  • Réactions générales : fièvre modérée, frissons, malaise, asthénie, céphalées, vertiges, douleurs musculaires et articulaires, troubles gastro-intestinaux, nausées, douleurs abdominales.
  • Exceptionnelles réactions allergiques.

Précautions d'emploi

Prudence chez les sujets présentant une allergie connue à la néomycine.

Contre-indications

  • Aucune pour la vaccination curative compte tenu de l'évolution fatale de la maladie.
  • Pour la vaccination préventive des sujets à haut risque, toujours évaluer le risque et il vaut mieux différer la vaccination en cas d'affection fébrile évolutive et en cas de grossesse.

La vaccination "préventive" ne dispense pas d'une vaccination "curative" en cas d'exposition (2 injections de rappel à J+0 et J+3).

Traitement

En cas de contagion ou au moindre doute :

  • Désinfection locale au savon, puis avec un antiseptique. Pansement à plat. Différer toute suture si un doute existe.
  • Vérifier la vaccination antitétanique.
  • Entreprendre la vaccination curative :
    • 5 injections en 1 mois (J+0, J+3, J+7, J+14, J+30) avec rappel à 90 jours en l'absence de vaccination antérieure.
    • 1 à 3 injections si vaccination antérieure datant de moins de 3 mois.
    • Les immunoglobulines spécifiques ne sont justifiées qu'après exposition lorsqu'on redoute une incubation brève (morsure grave de la face, des mains ou de territoires très innervés, contamination de catégorie III selon l'OMS. L'injection doit se faire en même temps que les premières doses vaccinales curatrices et au plus tard avant le septième jour. (cf. guide des vaccinations 1999).

Ressources

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