Vous êtes ici : Insectes Serpents English Arabic Chinese (Traditional) German Italian Portuguese Russian Spanish
 
 

Les serpents

PDFImprimerEnvoyer

Mis à jour (Samedi, 16 Octobre 2010 12:13) Percherie 2033 Clics

Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

 

Épidémiologie

Le risque de morsure est assez faible pour de courts séjours. L'incidence estimée chez les touristes et les expatriés est inférieure à 10/10000 personnes par an.
Plus de 50% des morsures de serpents venimeux se font sans injection de venin (morsure sèche).

Il existe dans le monde 3500 espèces de serpents dont 350 venimeuses.

5 familles recouvrent les principales espèces responsables :

  • Les Crotalidae (Bothrops, Crotales, Mocassins, "bushmaster", etc.),
  • Les Elapidae (Cobra, Naja, Mamba, serpent corail, etc.),
  • Les Viperidae (Bitis, echis, Ceraste, etc.),
  • Les Colubridae (Boomslang, Birdsnake, etc.),
  • Les Hydrophidae (Hydrophis, Sea Krait, Lapemis, Enhydrina, etc.).

Le risque de morsure et de quantité de venin injectée varient selon l'agressivité de l'espèce, sa taille et la position de ses crochets dans la cavité buccale.

  • Les Protéroglyphes dont les crochets sont immobiles à l'avant du maxillaire sont responsables de la majorité des accidents mortels (Elapidae et Hydrophidae).
  • Les Solénoglyphes dont les crochets sont minuscules ou mobiles au maxillaire supérieur causent moins d'accident bien que parfois plus agressifs et plus toxiques.

En général les serpents ont une activité nocturnes ; craintifs et dissimulés ils évitent les territoires occupés par l'homme.

Manifestation clinique

Envenimation cobraïque

Généralités

  • Espèces en cause : mamba, naja, serpent corail, etc.
  • Venin neurotoxique.

Clinique

  • Douleur locale et signes inflammatoires locaux rares sauf le mamba,
  • 30' plus tard : troubles digestifs (douleur épigastrique, vomissements, hypersalivation, sueurs profuses),
  • Perte de conscience progressive pour aboutir à un coma,
  • Décès rapide par asphyxie (atteinte des muscles respiratoires).

Traitement

  • Mesures symptomatiques de réanimation,
  • Sérothérapie adaptée sous strict contrôle médical.

Envenimation vipérine

Généralités

  • Vipères, crotales.

Clinique

  • Signes inflammatoires locaux importants : douleur, oedème, phlyctène ("bulle d'eau).
    Une nécrose locale secondaire s'installe avec risque de surinfection bactérienne et de séquelles esthétiques et fonctionnelles.
  • Apparition de signes hémorragiques, d' intensité variable en moins de 48 heures.
  • Constitution en quelques jours d'une anémie importante avec état de choc cardio-vasculaire conduisant au décès du patient.

Traitement

  • Mesures symptomatiques,
  • Sérothérapie sous strict contrôle médical et selon certains critères,
  • Chirurgie réparatrice (zones nécrotiques) à distance

Les espèces

Les espèces citées ci dessous sont c'elles représentée en Asie qui est le continent où on résidera le plus longtemp.

Les Elapidés

  • Asie : cobras asiatiques (naja, etc), kraits ou bongares et serpents corail asiatiques. Envenimation cobraïque.
  • Australie et Nouvelle Guinée : 80 espèces responsables d'un syndrome cobraïque avec syndrome local et syndrome hémorragique.

Les serpents marins

  • Eaux chaudes du Pacifique et de l'Océan Indien.
  • 2 sous-familles d'élapidés : les Laticaudinés et les Hydophynés.
  • Beaucoup sont pacifiques et évitent l'homme (Polynésie, micronésie et Macronésie), certains agressent les plongeurs.
  • Signes locaux mineurs, atteinte musculaire majeure avec séquelles importantes. La neurotoxicité est plus tardive.
    Le décès survient par insuffisance rénale ou respiratoire.

Les Crotalidés

  • Deux groupes dont les fers de lance ou "serpent des bananiers".
  • Envenimation plutôt de type vipérine.

Les Vipéridés

Prévention

Se renseigner auprès des habitants sur la faune locale et ses habitudes et sur les structures sanitaires proches propres à gérer une envenimation.

Eviter les contacts accidentels grâce aux règles élémentaires suivantes :

  • Port de chaussures montantes solides pour les déplacements en brousse (pas de chaussures de toile).
  • Port de pantalons (75% des morsures sont aux jambes).
  • Battage dans les hautes herbes lors des déplacements et déplacements lents.
  • Déplacements nocturnes toujours avec une lampe électrique.
  • Pas de camping à la belle étoile directement sur le sol.
  • Pas de campement à proximité de vieilles souches, crevasses, tas de pierres, débris de bois ou de broussailles.
  • Ne jamais introduire la main ou le pied dans un orifice borgne.

Aux alentours de son domicile :

  • Garder les abords propres et dépouillés.
  • Tenir la pelouse rase.
  • Eloigner les déchets domestiques à 100m de la maison.
  • Ne pas accoler de poulailler à la maison.
  • Ne pas installer de chatière ou de plantes grimpantes.
  • Réparer systématiquement trous, fissures et portes délabrées.

En présence d'un serpent :

  • Reculer lentement.
  • Se protéger les yeux en présence d'un serpent cracheur.
  • Se méfier des serpents apparemment mort (persistance de l'activité du venin longtemps après la mort de l'animal).

En cas de morsure :

  • Rester calme, rassurer la victime (l'agitation accélère la diffusion du venin).
  • Immobiliser le membre atteint, jamais de garrot serré.
  • Retirer toute bague ou bijou du membre atteint.
  • Augmenter la chaleur locale pour dénaturer les venins thermolabiles en approchant (sans brûler) soit le bout incandescent d'une cigarette soit un filament chauffé au rouge.
  • Ne jamais inciser, cautériser, ou boire de l'alcool.
  • Se rendre le plus rapidement possible au centre médical le plus proche où le sérum antivenin pourra être administré sous couverture médicale en raison de risques liés à l'usage de tels produits.

Ressources

Joomla SEO powered by JoomSEF