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Une semaine à Bamako

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Mis à jour (Mardi, 22 Mars 2011 17:31) Francky & Yonyon 956 Clics

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Nous avons rejoins François et Emilie sur la route juste avant Bamako.

Nous nous arrêtons à Bamako surtout pour faire prolonger les passavants du véhicules mais aussi pour faire faire des répérations sur le camion. Nous pensions que notre séjour ici serait bref car nous n'aimons pas trop les villes, finalement nous avons adoré Bamako et y sommes resté 8 jours !

LES RÉPARATIONS DE L'IVECO CO CO  ..... RICO !

Les pistes ont sacrément fragilisé notre pauvre camion et surtout nos lames arrières. L'arrière du camion est tellement bas que la caisse frotte les roues et les abime. Nous décidons donc de faire rajouter des lames.

Nous nous rendons dans la zone industrielle de Bamako. La zone industrielle n'a rien à voir avec une zone industrielle européenne, mais plutôt à une casse automobile ! Nous aterrissons chez un gars qui nous propose de faire ça pour 35 000 CFA (50 euros) en une seule journée . Alléluia ! Sauf qu'on finira par passer 2 jours et 1 nuit dans la zone et dépenserons au total 123 000 CFA (190 euro) :

  • 35 000 CFA (50 €): main d'œuvre
  • 65 000 CFA (100€): 4 lames neuves
  • 10 000 CFA (15€): boulons et tôle
  • 6 000 CFA (10€): rallonge des barres de fixation des lames
  • 7 500 CFA (12€): soudures

Ça aura été un peu plus compliqué que prévu, surtout pour Francky qui a du courir un peu de partout dans Bamako pour trouver le matériel qui manquait et ajuster des pièces.

Pour moi ça a été assez reposant. J'ai passé mes après-midi affalée dans une chaise à papoter avec les gars qui tenaient la boutique des pièce détachées et à boire du thé. Ils m'ont donné mon nom malien: je suis désormais Mariam Coulibaly !

François était également avec nous pour faire des petites réparations sur son 508.

LES RESTAURANTS

Après un certain temps en brousse, nous avons été contents de trouver des tonnes de restaurants à Bamako ! Nous avons cuisiné une seule fois en une semaine !

Le 28 février, c'était l'anniversaire d'Émilie. Elle a voulu nous inviter dans un restaurant un peu classe. Nous sommes donc allé dans un quartier un peu huppé où nous avons trouvé un restaurant qui proposait de la cuisine européenne. Les plats coutaient un peu chers: environ 7 000 CFA (10€) mais tout le monde a été content de manger son steak !

Merci Émilie ! Elle a du retourné en France le lendemain : rapatriement sanitaire à cause d'une inflammation à son genoux. Elle doit se faire ponctionner et il y a trop de risques d'attraper une infection au Mali. Du coup elle rejoindra François plus tard au Burkina.

Le reste du temps nous avons mangé dans pleins de boui-boui différents. On en trouve de partout.

Les femmes installent leur stand un peu de partout (surtout le soir). Elle ont de gros plats remplis de ce qu'elles ont préparé l'après midi. En général on trouve des frites, des bananes fris (loco), des pattes, des haricots secs, de la viande, de la salade.

C'est à chacun de choisir ce qu'il veut et la quantité. En général pour une bonne assiette il faut compté 500 CFA (0.75€) par personne.

Le midi, elles proposent souvent des sandwich à base de viande hachée. C'est un régale !

Et bien sur, toute la journée, on trouve toute sortes de beignets dont mes préférés: ceux aux oignons !!

On a voulu essayer des restaurant différents mais ce n'a pas été une réussite:

  • Le libanais: c'est plus cher, moins copieux et ils sont aimables comme des portes de prison !
  • le fastfood asiatique: c'est un sandwich classique avec des horribles rondelles de cervelas et une sauce visqueuse !

A côté de là où nous avions garé les véhicules, nous avons rencontré celle que nous appelons maintenant notre cantinière: Bani. Nous avons fini par aller y manger midi et soir ! Elle cuisinait juste à côté de chez nous et en plus c'était super bon !

Elle m'a donné pleins de conseils culinaires:

  • Les haricots secs: il faut bien les rincer, retirer ceux qui flottent et ensuite les faire cuire 2h dans l'eau bouillante avec du sel et du vinaigre.
  • Les brochettes de viande: il faut les faire mariner une demi-journée dans du vinaigre avec du sel, du poivre, du persil puis les faire cuire sur des braises.
  • Le riz au gras: c'est un bouillon avec des légumes, des cubes maggi, de l'huile, de l'oignon en poudre, le tout mijoté pendant des heures.

Ce qui est sur, c'est qu'on retournera la voir lors de notre retour à Bamako dans quelques semaines (même si elle m'a dit que j'avais grossi après avoir mangé plusieurs jours à son stand) !

NOTRE CAMPEMENT

Nous avions trouvé un coin assez agréable pour stationné la semaine: au calme et pas trop loin du centre ville.

Nous étions dans une petite rue où il y avait la maison du diplomate et un centre d'information pour les malades du Sida. Nous étions juste à côté du lycée français.

Au bout de quelques jours, les policiers maliens sont venu nous expliquer que nous ne pouvions pas rester ici. Le gérant du lycée et l'ambassade français leur aurait demandé de nous faire partir car nous nuisons à la sécurité de l'établissement ! C'est à mourir de rire !

Nous finissons par comprendre que les autorités maliennes n'ont rien a nous reprocher (nous n'avons enfreint aucunes lois) et que les français n'ont aucune autorité sur le sol malien. Du coup comme nous n'avons aucune raison de partir, nous y sommes restés toute la semaine. Nous avons même sympathisé avec des élèves de l'établissement et certains gardiens de la rue !

C'est quand même un comble: se faire virer par des français en plein milieu de Bamako ! Ça nous rappelle étrangement les problèmes que l'on rencontre dans notre cher pays. Vive la France, vive la République !

LES MARCHES

Nous avons passé beaucoup de temps à visiter les marchés de Bamako. C'est très sympathique ! Il y a beaucoup d'animation, on trouve tout ce que l'on veut et on y rencontre pleins de gens ! 

Le marché Médine-Coura: c'est le marché qui se trouvait le plus près de notre campement. On y trouve tout ce qu'on veut au niveau alimentaire: fruits, légumes, conserves, riz, pattes... mais aussi des plats, des assiettes, des couverts, des nattes... c'est le Carrefour malien à ciel ouvert !

Le grand marché: il est situé en pleins centre de la ville. C'est la zone commerciale de carrefour l'Isle d'Abeau (douze fois plus grand) à ciel ouvert ! On y trouve: tissus, vêtements, bijoux, livres, matériels électroniques, piles, cirages, cigarettes, beignets, légumes, médicaments... On a pu commencer à faire des achats de souvenirs (Mlle Fonfi, je ne t'oublie pas !).

Le marché rose: il est situé en plein milieu du grand marché. C'est un bâtiment peint en rose. Au rez de chaussé, on y trouve des quantité  faramineuses de perles et de bijoux bling-bling, mais aussi des chaussures de ville vernies à paillettes. On a rien acheté ! A l'étage, il y a des couturiers, des brodeurs et des vendeurs d'artisanat.

Le marché artisanal: comme le dit son nom on y trouve de l'artisanat mais aussi des produits pour faire de la médecine traditionnelle: coquillages, dents de bestioles, peau de lézard, poils, griffes..

SADURDAY NIGHT MUSICAL FEVER

Au grand marché nous avons rencontré 2 rastas: Ismaêl et manu chao. Après avoir essayer de nous vendre leur artisanat, il nous ont beaucoup guidé à travers le grand marché. Ils habitent la "quartier rasta" de Bamako: Lassa.

Ils nous ont invité à venir chez eux le samedi soir pour un concert.

Après avoir traversé la moitié de Bamako en Sotrama (mini-bus 308 aménagés pour 15 personnes voir plus, qui transportent les gens à travers Bamako pour 100 CFA) et escaladé la colline de Lassa de nuit, nous avons appris que le concert était annulé !

Cas cela ne tienne, nos amis on donc demandé à un des groupe de musique de venir joué pour nous. C'était super ! Un concert privé donné par un groupe expérimenté !

Ils nous ont offert de la bière de mil. Ça n'a rien a voir avec de la bière: il n'y a pas de bulles, et c'est assez épais ! C'est une boisson surprenante au gout mais pas désagréable.

Aïcha, la copine de manu chao nous a même préparé de la langue de zébus en sauce !

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